Les villes électriques
Hanoi et sa vieille ville labyrinthique, Hô Chi Minh-Ville (l'ex-Saigon) et son énergie folle. Deux mondes, une même intensité de tous les instants.
Des milliers de scooters, un pho à 7 h du matin sur un tabouret minuscule, et une boucle de montagne au nord qui m'a marqué plus que tout le reste. Voilà le Vietnam que j'ai traversé en sac à dos, du nord au sud.
La première chose qui te happe, c'est le mouvement. Tu sors de l'aéroport de Hanoi ou de Saigon et tu prends une vague en pleine face : des milliers de scooters, les klaxons, les odeurs de bouillon et de charbon, les trottoirs transformés en cuisines. Au début, ça t'étourdit complètement.
Et puis, en deux ou trois jours, tu chopes le rythme. Tu apprends à traverser la rue sans paniquer, tu t'assois sur un tabouret en plastique minuscule pour manger le meilleur pho de ta vie à 7 h du matin, tu souris à une mamie qui te tend un café glacé. Le Vietnam ne se visite pas à distance. Il te prend par la main et il t'embarque. C'est brut, c'est vivant, et c'est exactement pour ça qu'on tombe amoureux.
KlemMes adresses sont dans le Roadbook. Ici, les grandes lignes.
Hanoi et sa vieille ville labyrinthique, Hô Chi Minh-Ville (l'ex-Saigon) et son énergie folle. Deux mondes, une même intensité de tous les instants.
La baie d'Halong et ses pitons karstiques, les rizières en terrasses de Sapa et de Ha Giang. Des décors qu'on croit réservés aux documentaires.
La côte centrale (Da Nang, Hoi An) et le sud tropical (Phu Quoc, le Mékong), pour le sable, les lagons et fruits de mer pour ralentir entre deux villes.
Pho, banh mi, bun cha, café vietnamien. Ici, on mange dans la rue, sur un tabouret, pour quelques euros. Le meilleur du voyage est souvent dans l'assiette.
La cité impériale de Hue, les lanternes de Hoi An, les tunnels de Cu Chi, la mémoire de la guerre. Un pays dont le passé te reste longtemps en tête.
Des millions de deux-roues, un chaos étrangement organisé, et cette sensation unique de traverser une avenue comme on entre dans une danse.
À garder en tête. Le Vietnam s'étire sur plus de 1 600 km, et le nord et le sud ne vivent pas du tout le même climat. Pendant qu'on grelotte dans la brume des montagnes de Sapa au nord (il y gèle parfois en hiver), on se dore sur les plages de Phu Quoc au sud. Il n'y a donc pas de saison parfaite pour tout le pays, ça se planifie selon ta route.
Ça dépend de ta nationalité. Français, Belges et Suisses sont exemptés jusqu'à 45 jours (passeport valide 6 mois, 2 pages vierges). Les Canadiens (Québec) doivent faire un e-visa en ligne (jusqu'à 90 jours, environ 25 $US, sur le site officiel evisa.gov.vn). Au-delà de 45 jours, l'e-visa est requis pour tout le monde.
La monnaie, c'est le dong (₫), avec beaucoup de zéros. Le pays est très « cash », même si la carte passe de plus en plus en ville. Les distributeurs sont partout dans les villes ; garde un œil sur les coupures (le 20 000 et le 500 000 sont tous les deux bleus).
Pour les trajets du quotidien, l'appli Grab (voiture ou moto-taxi) te sauve la vie, prix affiché, zéro négociation. Pour les longues distances, bus de nuit, train le long de la côte, ou vols intérieurs très abordables.
Une eSIM locale coûte peu et te donne de la data partout. L'anglais se débrouille dans le tourisme ; ailleurs, une appli de traduction (avec l'appareil photo pour les menus) fait le travail.
Le Vietnam est très sûr pour voyager. Le vrai « danger », c'est la circulation et quelques arnaques ou vols à l'arraché en ville (tiens ton téléphone). Avec du bon sens, tu es tranquille, de jour comme de nuit.
Le meilleur compromis pour un trajet nord-sud, doux et sec à peu près partout.
Chaud et humide, averses de mousson au nord et au sud. Mais c'est la belle saison des plages du centre (Da Nang, Hoi An).
Superbe au nord (rizières dorées de Sapa). Attention aux typhons et aux inondations sur la côte centrale en octobre et novembre.
Saison sèche au sud, parfaite pour le Mékong et Phu Quoc. Frais et brumeux au nord, vraiment froid dans les montagnes de Sapa.
⚠️ Attention au Tet (Nouvel An lunaire, autour de février ; mi-février en 2026). Une partie du pays ferme et tout le monde voyage, alors on réserve tôt.
Tu avances lentement, à vitesse constante, sans courir ni t'arrêter net. Le flot de scooters te contourne tout seul. Ça paraît fou, mais c'est LA règle pour survivre aux trottoirs.
Télécharge l'appli Grab pour les trajets en voiture ou en moto-taxi à prix affiché. Fini les compteurs trafiqués et la négociation à chaque course.
Le dong a beaucoup de zéros et les billets se ressemblent. Sépare les grosses coupures et vérifie deux fois. Le 20 000 et le 500 000 sont tous les deux bleus, et c'est 25 fois la somme.
Le bus de nuit est pas cher, mais un vol intérieur coûte souvent à peine plus et t'épargne 12 h de route. Sur les longues distances, compare avant de réserver.
Le café vietnamien est une découverte à lui seul, du cà phê sữa đá (glacé, lait concentré) et l'egg coffee de Hanoi. Assieds-toi, prends le temps.
Si tu en as besoin, fais ta demande sur evisa.gov.vn environ une semaine avant (3 à 5 jours ouvrés). Méfie-toi des faux sites qui surfacturent le même service.
Louer un deux-roues est grisant, mais un permis international est souvent exigé et le trafic est intense. Sans assurance ni expérience, réfléchis-y à deux fois.
Pendant le Nouvel An lunaire (autour de février), une partie du pays ferme et tout le monde voyage. C'est magnifique, mais les prix grimpent, réserve tôt.
Tout le monde fait le Vietnam en ligne droite, du nord au sud, au pas de course. Hanoi, Halong, Hoi An, Saigon, coché. C'est bien, fais-le. Mais le Vietnam qui m'a scotché, c'est celui d'en haut, dans les montagnes du nord, loin de la côte. Sur la boucle de Ha Giang, en moto, entre les rizières et les villages, j'ai croisé une hospitalité qui m'a cueilli. Aucun bus touristique ne s'arrête là.
Les meilleurs moments sont presque toujours un cran à côté de l'autoroute touristique, là où les groupes ne descendent pas. Pour oser y aller, il faut juste quelques repères.
Klem✓ OUI SI
✗ PLUTÔT PAS SI
Franchement ? Si ta version des vacances, c'est zéro imprévu et tout carré, le Vietnam va te bousculer. Ça klaxonne, ça déborde, ça négocie. Mais si tu acceptes de lâcher prise quelques jours, c'est l'un des pays les plus attachants que j'ai faits.
KlemDeux semaines pour un axe nord-sud propre, trois si tu ajoutes les montagnes du nord. Pour une base concrète, regarde mon itinéraire Vietnam en 2 semaines, région par région.
Le Vietnam est l'un des pays les moins chers d'Asie. On mange un pho pour quelques euros, on dort confortablement sans se ruiner. Hors vols, ton budget dépend surtout de tes extras : croisière dans la baie d'Halong, vols intérieurs, excursions.
👉 Mes fourchettes détaillées, par durée et par confort, sont dans le Roadbook.
Le Roadbook te donne l'itinéraire selon tes dates, les vols intérieurs à prendre et mes adresses. Tu veux en parler avant ? Le brief gratuit dure 20 minutes.
Ça dépend de ta nationalité. Les Français, Belges et Suisses sont exemptés jusqu'à 45 jours pour un séjour touristique. Les Canadiens (Québec) doivent faire un e-visa en ligne (jusqu'à 90 jours, environ 25 $US, sur le site officiel evisa.gov.vn). Au-delà de 45 jours, l'e-visa est requis pour tout le monde. Vérifie toujours selon ta nationalité avant le départ.
Non, c'est un pays très sûr pour voyager. Les vrais risques sont la circulation (des scooters partout) et quelques petites arnaques ou vols à l'arraché en ville. Avec un peu de bon sens, on voyage très sereinement, seul comme en groupe.
Deux semaines pour un axe nord-sud (Hanoi, Halong, Hoi An et Hue, Saigon et le Mékong). Trois semaines si tu veux ajouter les montagnes du nord comme Ha Giang.
Mars-avril et octobre offrent le meilleur équilibre pour couvrir tout le pays. Le nord est superbe au printemps et à l'automne, le sud en saison sèche (novembre à avril). Le Tet (Nouvel An lunaire, autour de février) ralentit tout le pays.